Une réforme idéologique et budgétaire
Le gouvernement fédéral présente sa réforme des pensions comme une modernisation du système, une mise à jour “nécessaire” face au vieillissement et à la soutenabilité financière. En réalité, cette réforme marque une attaque frontale contre les travailleurs de manière générale et du service public en particulier.
Derrière les mots “harmonisation” et “justice entre régimes”, se cache une logique d’austérité : faire des économies structurelles sur le dos des agents, tout en effaçant ce qui reste de la spécificité et de la solidarité du régime public.
La CGSP dénonce une réforme idéologique et budgétaire, injuste et socialement destructrice. Elle ne vise ni à garantir des pensions dignes, ni à améliorer les droits des plus faibles, mais à faire converger le public vers le privé — autrement dit, à tirer tout le monde vers le bas.
Au catalogue de la réforme se trouve la limitation de l’indexation des pensions, la suppression du bonus pension “Lalieux”, la prolongation du traitement de référence, la suppression des tantièmes préférentiels, la réduction des services admissibles, la fin de la péréquation, la suppression de la pension pour inaptitude physique, de nouvelle condition de travail effectif, des conditions de carrières plus restrictives pour la pension anticipée et un malus pour le départ avant l'âge légal de la pensions.
Une logique d’ensemble : moins de droits, plus d’inégalités
L’ensemble de ces mesures compose une seule trajectoire :
➡️ affaiblissement du statut,
➡️ fragilisation des carrières discontinues,
➡️ pénalisation des femmes et des malades.
Le gouvernement prétend ‘rapprocher’ les régimes ; il détruit celui qui protégeait le mieux. Il appelle cela l’équité ; c’est en réalité l’égalisation par le bas.
Au final, la réforme en cours vous propose de travailler plus longtemps, d’avoir moins de pension et moins d'options de sortie après une longue carrière. La CGSP a remis un protocole de désaccord en négociation (comité A).
Les revendications de la CGSP
Face à cette offensive, la CGSP réaffirme ses positions :
• Maintien des tantièmes préférentiels, reconnaissant la pénibilité réelle.
• Maintien de la péréquation, outil de solidarité intergénérationnelle.
• Respect du statut et du régime public des pensions.
• Revalorisation des pensions minimales, sans nivellement.
• Rétablissement d’un bonus équitable, sans malus punitif.
• Prise en compte pleine et entière des absences légitimes : maladie, parentalité, soins, formation.
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Nos acquis en danger : réagissons ensemble
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